Qui suis-je ?

J’aime manger : la base ! 

Je me revois, grosse cuillère en bois à la main, perchée sur un tabouret du haut de mes 3 ans, à touiller la purée dans la vieille casserole rouge et blanche ou en train de me lécher le petit doigt qui a encore trainé dans une saucière…

D’aussi loin que je me souvienne, notre maison était sans cesse pleine de monde. Mes parents adoraient recevoir famille et amis autour d’immenses tablées. Ma maman est une très bonne cuisinière. Elle fait des choses simples mais toujours à la perfection. Elle a tout appris de sa propre maman. Je n’ai pas connu ma grand-mère maternelle, mais on me raconte sans cesse ses talents de cuisinière (les nombreux petits fours qu’elle réalisait quand elle recevait, la marquise au chocolat et tant d’autres plats complexes). Mon arrière-grand-mère déjà avais pris des cours de cuisine avec un ancien chef de l’Elysée. Nous en avons d’ailleurs gardé une recette de crêpes exceptionnelle.

Je viens du Sud-Ouest, de Bordeaux plus précisément et ici, comment dire… la nourriture et le vin (of course) ont une place à part entière dans nos vies. Ici on éduque son palais dès le plus jeune âge. Mon beau-père qui est nantais, étais toujours surpris en lisant le quotidien local. Il me disait « c’est incroyable après deux pages sur quelques informations dans le monde et en France, on ne parle vraiment que de bouffe et de vin dans votre quotidien ! ». Ça m’a toujours fait rire. C’est tellement vrai.

Il y a deux points pour lesquels j’ai eu une immense chance et j’en suis bien consciente et reconnaissante.

Le premier est d’avoir beaucoup voyagé. Je suis remplie de couleurs et de saveurs d’ailleurs. La cuisine de rue, de chez l’habitant ; les rencontres et les histoires de vie partagées autour d’un pain qui cuit sur la pierre en Turquie à 7 ans, vivre dans une famille chinoise et découvrir la soupe et des tomates au sucre au petit-déjeuner à 15 ans ou manger du riz sauté et si parfumé qui cuit sur le rebord d’un trottoir. Il y a tant d’expériences comme celles-ci qui ont marqué ma mémoire. Et au-delà de la découverte gustative, c’est la richesse des rencontres et des échanges avec ces personnes si généreuses que j’ai gardées en moi.

Le second est d’avoir pu aller dans des restaurants étoilés et de rencontrer de grands chefs. L’inventivité, le travail réalisé, la finesse des mélanges de saveurs, les explosions gustatives et surtout les émotions que cela peut provoquer : pour moi, ceux sont des magiciens.

Le cheminement et la reconversion

Après des études en communication, plusieurs boulots très différents, une vie de salariée et l’organisation d’événements, je ne trouvais plus vraiment de sens à ce que je faisais.

Un lundi matin, j’amène les stats de la semaine écoulée à mon hiérarchique. Comme l’on travaille dans une bonne ambiance, on se raconte notre week-end, et comme souvent à mon habitude, la conversation dévie sur la nourriture. Il me regarde avec un grand sourire et me dit « si vos yeux pouvaient briller autant quand vous me parlez chiffres ! » …. Il ne s’en est pas rendu compte, mais cette petite phrase a été un premier déclic. Je savais que je ne souhaitais pas me retrouver dans 10 ans encore derrière un bureau. Mais je ne voyais pas quoi faire exactement ? A ce moment précis, j’ai réalisé à quel point j’étais passionnée par la nourriture et l’alimentation, mais je ne me voyais pas ouvrir un restaurant pour autant…

Puis il y a eu le deuxième déclic. Je ne saurais dire comment c’est arrivé, mais un jour dans le train, je suis tombée sur l’interview en podcast d’un photographe culinaire. Cela a été une véritable révélation. La photo a toujours fait partie de ma vie. Ma mère et mon frère étaient déjà des passionnés. J’ai eu mon premier appareil photo vers 7 ans et mon premier reflex à l’adolescence. Dans mon école de commerce j’avais monté un petit club photo pour lequel on faisait des expos en fin d’année. J’ai cédé au compact au début de ma vie d’adulte mais quand je suis partie faire un safari, je suis de suite revenue au reflex. L’entendre parler et raconter son métier a été d’une telle résonance, c’était tout à coup évident : ma reconversion sera Photographe Culinaire.

Un dernier point encore que je souhaite vous raconter (et comme ça vous saurez presque tout de moi :). Le fait d’être devenue maman (j’ai deux filles), m’a fait prendre conscience de la qualité de notre alimentation. Mes parents étaient médecins et j’ai toujours appris que l’alimentation est la première des médecines. Or, on comprend maintenant que la forte industrialisation de notre production alimentaire ne s’est pas faite de la manière la plus saine depuis les années 50. Je fais donc particulièrement attention à la qualité des produits que nous consommons. Il est important pour moi d’apprendre à mes enfants le goût des bonnes choses, mais aussi la fragilité de notre écosystème, la valeur du travail de la terre et le respect de notre planète nourricière.

Aujourd’hui, je suis auteure photographe spécialisée en culinaire

Autour de notre passion commune, je souhaite valoriser et révéler le fruit de votre travail. Je vous accompagne dans tous vos projets, petits ou grands. D’une grande polyvalence, je m’adapte facilement et dans la bonne humeur à vos besoins de communication.

Je réalise des shooting culinaires en lumière naturelle et peux m’occuper de votre projet dans sa globalité, de la création de recettes (pour des marques) jusqu’au post-traitement en passant par la composition et le stylisme culinaire, ou simplement travailler en collaboration et ne faire que de la prise de vue.

Bref, vous l’aurez compris, la photographie culinaire pour moi c’est toute une histoire !

Un parfait mélange entre histoire de famille, transmission, terroir, santé, plaisir, écologie, découvertes, rencontres, créativité et partage. Enfin, sauf pour la recette des crêpes dont je garde jalousement le secret, sorry !

cindy collineau photographe culinaire à nancy